I like America and America likes me 1974

Une ambulance se présente au domicile de l’artiste à Düsseldorf, en Allemagne. Il est alors pris en charge sur une civière, emmitouflé dans une couverture de feutre. Il va alors accomplir un voyage en avion à destination des États-Unis, toujours isolé dans son étoffe. À son arrivée à l’aéroport Kennedy de New York, une autre ambulance l’attend. Surmontée d’un gyrophare et escortée par les autorités américaines, elle le transporte jusqu’au lieu d’exposition. De cette façon, Beuys ne foulera jamais le sol américain à part celui de la galerie René Block : il avait en effet refusé de poser le pied aux Etats-Unis tant que durerait la guerre du Viet-Nam. Il coexiste ensuite pendant trois jours avec un coyote sauvage, récemment capturé dans le désert du Texas, qui attend derrière un grillage. Dans cette galerie, Beuys, le coyote, de la paille, du feutre, une canne – un souvenir du « bâton eurasien » –, une lampe de poche, des gants, les derniers numéros du Wall Street Journal, un triangle et un bruit régulier de turbine pour rythmer les diverses gestuelles. Avec lui, Beuys joue de sa canne, de son triangle et de sa lampe torche. Il porte son habituel chapeau de feutre et se recouvre d’étoffes, elles aussi en feutre, que le coyote s’amuse à déchirer. Chaque jour, des exemplaires du Wall Street Journal, sur lesquels le coyote urine, sont livrés dans la cage. Filmés et observés par les visiteurs derrière un grillage, l’homme et l’animal partageront ensemble le feutre, la paille et le territoire de la galerie avant que l’artiste ne reparte comme il était venu. Beuys et le coyote entrèrent en contact, jouèrent, se jaugèrent, s’envoyèrent des signes de reconnaissance, communiquèrent par le jeu via les divers matériaux. Après 3 jours et 3 nuits ils s’étaient faits l’un à l’autre puis Beuys repartit quelques jours plus tard en ambulance vers JFK sans jamais toucher le sol américain. A la fin le coyote est domestiqué. Symboliquement le coyote est l’animal fétiche des indiens son message est de dire que les américains auraient du pactiser avec les indiens.

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